Dans notre religion, les obligations sont déterminées en fonction de la capacité de la personne, et des facilités sont prévues pour les situations qui dépassent cette capacité. La maladie fait également partie des raisons de cette facilité. Le Prophète (s.a.s.) a dit : « Accomplis ta prière debout. Si tu n’en es pas capable, alors assis, et si tu ne peux pas non plus, alors couché sur le côté. » (Buhârî, Taksîru’s-salât, 19 [1117])
L’îmâ consiste à effectuer l’inclinaison (rukû‘) et la prosternation (sujûd) dans la prière par un mouvement de la tête. Celui qui prie avec l’îmâ incline légèrement la tête pour le rukû‘, et l’incline un peu plus pour le sujûd. Il est réprouvé pour celui qui ne peut pas poser la tête au sol de faire la prosternation sur un objet surélevé placé devant lui. (Serahsî, el-Mebsût, 1/217)
Selon les Hanafites, l’îmâ doit obligatoirement se faire avec la tête. Celui qui n’a pas la force de faire l’îmâ avec la tête doit reporter sa prière ; il ne peut pas prier en bougeant les yeux ou les sourcils, ni en se contentant de l’intention dans son cœur. Si plus de cinq prières obligatoires passent dans cet état, il n’est pas nécessaire de les rattraper. (Kâsânî, Bedâ’i, 1/108 ; Merğinânî, el-Hidâye, 1/77)
Selon l’école shafiite, si une personne n’a pas la force de faire l’îmâ avec la tête, elle prie en bougeant les yeux ou les sourcils ; si cela n’est pas possible non plus, elle accomplit la prière dans son cœur. Il n’est pas nécessaire de rattraper les prières accomplies de cette manière, mais il est recommandé de les refaire si la santé revient. (Remlî, Nihâyetü’l-muhtâc, 1/468-470)
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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