L’istikhâra consiste à accomplir deux unités de prière avant de se coucher, puis à invoquer Dieu afin de recevoir un signe concernant le bien ou le mal d’une chose que l’on souhaite entreprendre. Parfois, lorsqu’une personne doit prendre une décision importante ou faire un choix, elle ne peut pas savoir ce qui est le mieux pour elle ici-bas et dans l’au-delà. Pour le comprendre, elle consulte et demande l’aide de Dieu. Ainsi, l’istikhâra consiste à demander à Dieu que l’affaire envisagée soit bénéfique, et si elle l’est, qu’elle se réalise, tout en sollicitant Son aide. Le Prophète enseignait à ses compagnons de recourir à l’istikhâra dans toutes les affaires, comme il leur enseignait une sourate du Coran. (Buhârî, Teheccüd, 28 [Titre du chapitre] ; De‘avât, 48 [6382] ; Tevhîd, 10 [7390])
La prière de l’istikhâra est recommandée ; dans la première unité, on récite la Fâtiha suivie de la sourate Kâfirûn, et dans la seconde, la Fâtiha suivie de la sourate Ikhlâs. Après la prière, on fait la supplication de l’istikhâra. Le Prophète a recommandé de prier ainsi lors de l’istikhâra :
اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْتَخِيرُكَ بِعِلْمِكَ وَأَسْتَقْدِرُكَ بِقُدْرَتِكَ وَأَسْأَلُكَ مِنْ فَضْلِكَ العَظِيمِ، فَإِنَّكَ تَقْدِرُ وَلاَ أَقْدِرُ وَتَعْلَمُ وَلاَ أَعْلَمُ وَأَنْتَ عَلَّامُ الغُيُوبِ، اللَّهُمَّ إِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنَّ هَذَا الأَمْرَ خَيْرٌ لِي فِي دِينِي وَمَعَاشِي وَعَاقِبَةِ أَمْرِي - أَوْ قَالَ عَاجِلِ أَمْرِي وَآجِلِهِ - فَاقْدُرْهُ لِي وَيَسِّرْهُ لِي، ثُمَّ بَارِكْ لِي فِيهِ وَإِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنَّ هَذَا الأَمْرَ شَرٌّ لِي فِي دِينِي وَمَعَاشِي وَعَاقِبَةِ أَمْرِي - أَوْ قَالَ فِي عَاجِلِ أَمْرِي وَآجِلِهِ - فَاصْرِفْهُ عَنِّي وَاصْرِفْنِي عَنْهُ وَاقْدُرْ لِي الخَيْرَ حَيْثُ كَانَ ثُمَّ أَرْضِنِي.
« Ô Allah ! Je Te demande, par Ta science, de me montrer ce qui est bon pour moi, et par Ta puissance, de me donner la force. Je Te demande de Ta grande grâce. Car Tu es capable, et je ne le suis pas ; Tu sais, et je ne sais pas ; c’est Toi qui connais parfaitement les choses cachées. Ô Allah ! Si Tu sais que cette affaire est bonne pour ma religion, ma vie, mon existence et ma destinée – ou il a dit : pour ce qui est immédiat ou futur dans mon affaire – alors décrète-la pour moi, facilite-la-moi, et bénis-la pour moi. Mais si Tu sais que cette affaire est mauvaise pour ma religion, ma vie, mon existence et ma destinée – ou il a dit : pour ce qui est immédiat ou futur dans mon affaire – alors éloigne-la de moi et éloigne-moi d’elle, et décrète-moi le bien où qu’il se trouve, puis rends-moi satisfait de cela ! » (Buhârî, Teheccüd, 28 [Titre du chapitre] ; De‘avât, 48 [6382] ; Tevhîd, 10 [7390])
On ne fait pas l’istikhâra pour des choses dont le bien ou le mal est certain, comme les actes d’adoration ou les bonnes actions, ni pour ce qui est clairement interdit ou péché. L’istikhâra se pratique pour les choses sur lesquelles on hésite quant à leur convenance, et elle peut être répétée jusqu’à sept fois. Après l’istikhâra, une clarté vient dans le cœur de la personne, et il est recommandé d’agir selon la première inclination ressentie, en la considérant comme bénéfique. (Ibn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr, 2/26-27) Il n’y a aucun fondement à attendre un rêve après l’istikhâra ou à interpréter ce rêve comme un bon ou un mauvais signe. Si l’on ne peut pas accomplir la prière de l’istikhâra, il suffit de réciter uniquement la supplication.
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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