Dans le Noble Coran :
« Lorsque vous parcourez la terre, il n’y a pas de faute à raccourcir la prière », est-il dit (Sourate An-Nisa, verset 101).
Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée) a rapporté un de ses voyages ainsi :
« Nous sommes partis de Médine vers La Mecque avec le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui). Jusqu’à notre retour à Médine, il a accompli les prières en deux unités. J’ai demandé : “Combien de temps êtes-vous restés à La Mecque ?” Il répondit : “Nous y sommes restés dix jours.” » (Bukhari, Muslim).
Une personne qui quitte sa ville pour voyager et qui prévoit de rester à destination jusqu’à 15 jours est considérée en droit musulman comme voyageur dès qu’elle quitte sa localité, et ce jusqu’à son retour. Selon la charia, une « longue distance » correspond à un trajet d’au moins trois jours de marche modérée, soit environ 90 kilomètres à travers une plaine (Hashiyat Ibn Abidin, 2/133). Cette distance peut varier selon qu’on voyage par mer ou en montagne. Même si le voyage se fait en train ou en avion, la personne garde le statut de voyageur à destination.
Si le voyageur prévoit de rester 15 jours ou plus dans un lieu, il prend le statut de résident dès son arrivée. Mais s’il repart avant d’avoir complété ces 15 jours, il reste voyageur. Si, au départ, il ne prévoyait pas de rester 15 jours mais y reste finalement à cause de ses affaires ou en attendant des nouvelles, il conserve le statut de voyageur tant que les 15 jours ne sont pas atteints.
Celui qui possède une maison dans deux villes cesse d’être voyageur dès qu’il arrive dans l’une d’elles. Si la distance entre les deux villes est grande, il garde le statut de voyageur pendant le trajet, jusqu’à son arrivée à la maison.
Trois règles principales concernent le voyageur :
Il est obligatoire de raccourcir les prières obligatoires de midi, d’après-midi et du soir à deux unités (rak‘a) ;
il peut passer les chaussettes (mas’h) jusqu’à trois jours et trois nuits ;
si le voyage coïncide avec le mois de Ramadan, il peut reporter le jeûne à plus tard.
Le voyageur ne raccourcit pas les prières surérogatoires de quatre unités, la prière du maghrib (trois unités) ni la prière du witr, qu’il accomplit en entier.
Si le voyageur dirige la prière obligatoire de quatre unités, il prie deux unités puis termine la prière. Les résidents qui prient derrière lui complètent les deux unités restantes. Si l’imam est résident, les voyageurs prient la prière complète avec lui.
Si une prière obligatoire de quatre unités a été manquée avant le voyage, elle doit être rattrapée en entier pendant le voyage. Si elle est manquée pendant le voyage, elle sera rattrapée en deux unités à son retour.
Hassan AMANKOUL,
Journal « Munara », n°21, 2021
Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.