La prière est obligatoire pour tout musulman ayant atteint la puberté et jouissant de ses facultés mentales. Celui qui ne remplit pas ces conditions n’est pas tenu d’accomplir la prière. En effet, le Prophète (s.a.s.) a précisé dans un hadith que la responsabilité religieuse n’incombe pas aux enfants ni aux personnes dépourvues de raison. (Ebû Dâvûd, Hudûd, 16 [4398] ; İbn Mâce, Talâk, 15 [2041])
Dans certains cas, la prière peut également ne plus être obligatoire pour ceux qui souffrent de graves problèmes de santé. Selon les Hanafites, une personne dont l’état est si critique qu’elle ne peut même pas accomplir la prière en bougeant seulement la tête n’est pas tenue de prier. Si elle décède de cette maladie, elle se présentera devant Dieu sans dette, n’ayant pas eu la possibilité de rattraper les prières manquées. Si elle guérit, elle devra rattraper les prières manquées si leur nombre ne dépasse pas celles d’une journée (cinq prières). Si ce nombre est supérieur, selon l’avis le plus fiable, elle n’aura pas à les rattraper. Les mêmes règles s’appliquent à la personne qui est restée inconsciente, en fonction de la durée de l’inconscience. (Kâsânî, Bedâ’i, 1/106, 107, 108) L’imam Shâfi’î affirme également qu’il n’est pas nécessaire de rattraper la prière si l’évanouissement a duré pendant tout un temps de prière. (Şirbînî, Muğni’l-muhtâc, 1/314)
Une personne alitée en permanence, qui ne peut pas se lever pour faire ses ablutions ou ne trouve personne pour l’aider, peut faire le tayammum avec une brique, une tuile ou une pierre qu’elle garde près d’elle. Si elle ne peut pas se redresser dans son lit ni s’orienter vers la qibla seule, et qu’il n’y a personne pour l’aider, elle priera en faisant des gestes, allongée, en orientant son visage vers la qibla autant que possible. (Serahsî, el-Mebsût, 1/212-213 ; Kâsânî, Bedâ’i, 1/106-107)
Celui qui, en raison de sa maladie, ne peut même pas faire le tayammum seul et ne trouve personne pour l’aider, peut se considérer comme étant en état d’ablution et prier par gestes s’il le souhaite, ou bien reporter la prière et la rattraper s’il guérit ; s’il ne guérit pas, il sera déchargé de cette obligation. (İbn Nüceym, el-Bahr, 1/168, 172 ; Haskefî, ed-Dürrü’l-muhtâr, 39 ; İbn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr, 1/252-253)
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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