Le tayammum est une pratique exceptionnelle qui remplace les ablutions mineures (wudu) et majeures (ghusl) dans certaines circonstances, mais il n’est permis que lorsqu’il existe une excuse valable. Si l’eau nécessaire pour les ablutions ou le ghusl n’est pas disponible, ou si elle est présente mais impossible à utiliser, le tayammum peut alors être effectué à la place.
Le fait que le tayammum puisse être accompli en l’absence d’eau est clairement indiqué dans les versets du Coran. (en-Nisâ, 4/43 ; el-Mâide, 5/6) Les hadiths relatifs au tayammum confirment également la règle coranique selon laquelle le tayammum est permis lorsqu’on ne trouve pas d’eau. Ainsi, lorsque le Prophète (s.a.s.) vit un homme à l’écart qui ne participait pas à la prière en groupe, il lui demanda : « Ô untel ! Pourquoi ne participes-tu pas à la prière en groupe ? » L’homme répondit : « Ô Messager d’Allah, je suis en état de janaba et il n’y a pas d’eau. » Le Prophète (s.a.s.) dit alors : « Utilise la terre, cela te suffira. » (Bukhari, Tayammum, 9 [348] ; Muslim, Masâjid, 312 [682])
Le tayammum est effectué dans les cas suivants :
a) Lorsque la quantité d’eau disponible n’est pas suffisante pour faire les ablutions ou le ghusl,
b) Lorsque, bien que l’eau existe, il est impossible d’y accéder,
c) Lorsque, bien que l’eau soit présente, il n’est pas possible de l’utiliser en raison d’obstacles tels qu’un froid intense ou l’absence d’un lieu approprié pour se laver,
d) Lorsque l’utilisation de l’eau présente un danger pour la santé,
e) Lorsque se laver ou laver les membres des ablutions risque de provoquer une maladie, d’aggraver une maladie existante ou d’en retarder la guérison,
f) Lorsque plus de la moitié du corps ou des membres des ablutions ne peut être lavée à cause de blessures, de brûlures, etc.
Si une personne a des blessures sur moins de la moitié de ses membres, elle lave les parties saines et passe la main humide sur les parties blessées. Selon un récit, il a été demandé à une personne blessée en état de janaba de faire le ghusl ; il s’est lavé et en est mort. Lorsque la nouvelle parvint au Prophète (s.a.s.), il dit : « Ils l’ont tué ! … Pourtant, le tayammum lui aurait suffi. » (Abû Dâwûd, Tahâra, 122 [336])
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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