Les savants musulmans, en se basant sur les hadiths concernant le vendredi ainsi que sur la pratique du Prophète (s.a.s.), ont déterminé les piliers essentiels du sermon, les conditions à respecter pour qu’un sermon soit valide et ses convenances. (Kâsânî, Bedâ’i, 1/263) Il existe des hadiths indiquant qu’il n’est pas correct pour l’assemblée de parler pendant que le prédicateur prononce le sermon. (Buhârî, Cum'a, 36 [934]; Muslim, Cum'a, 11 [851]; Muvatta', Cum'a, 6; Abû Dâwûd. Salât, 234 [1112]; Tirmizî, Cum'a, 368 [512]; Nesâî, Cum'a, 22 [1401]) Sur la base de ces hadiths, les Hanafites et les Shafiites considèrent que parler pendant le sermon est répréhensible (makruh), tandis que les Hanbalites et les Malikites le jugent interdit (haram). (Kâsânî, Bedâ’i, 1/263; Sharbînî, Muğni’l-muhtâc, 1/553) D’autre part, en tenant également compte de la pratique du Prophète (s.a.s.), les savants musulmans ont affirmé qu’il est recommandé ou même un pilier de faire des invocations pour les croyants pendant le sermon. (Kâsânî, Bedâ’i, 1/263)
En conséquence, il convient d’écouter le sermon, de ne pas s’occuper d’autres choses ni de parler pendant celui-ci. Cependant, le fait de réciter silencieusement la prière sur le Prophète (salavât) lorsque son nom est mentionné, ou de dire « amin » à l’invocation du prédicateur, n’est pas considéré comme une conversation et il n’y a donc aucun inconvénient à le faire. (voir Kâsânî, Bedâ’i, 1/264 ; Ibn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr, 2/158-159)
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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