Une personne en état de janâba ne peut pas accomplir des actes d’adoration et d’obéissance tels que la prière ou la récitation du Coran. Par conséquent, elle doit s’efforcer de se purifier par le ghusl dès que possible afin de ne pas être empêchée d’accomplir ses obligations religieuses. Cependant, si nécessaire, une personne qui doit faire le ghusl peut, à condition de ne pas laisser passer l’heure d’une prière obligatoire, dormir, manger, boire ou s’occuper d’autres affaires après avoir nettoyé ses parties intimes et effectué les ablutions mineures, ou au moins en se lavant les mains et la bouche. (Buhârî, Gusül, 27 [288] ; Muslim, Hayız, 21-24 [305-306]) En effet, l’état de janâba n’empêche pas d’accomplir des actes qui ne nécessitent pas l’ablution ou le ghusl. Le Prophète (s.a.s.) a d’ailleurs précisé que le croyant ne devient pas impur (au sens matériel) du fait de la janâba. (Buhârî, Gusül, 23 [283] ; Muslim, Hayız, 116 [372])
Cependant, il est interdit de retarder le ghusl au point de manquer la prière, et il est réprouvé (makruh) de manger ou de boire sans s’être lavé les mains et la bouche. Par conséquent, sauf nécessité, il convient de faire le ghusl immédiatement et de se purifier sans tarder.
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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