Mentir est un signe d’hypocrisie et un comportement blâmable qui mène au mal, incompatible avec la morale musulmane. Notre religion interdit le mensonge et explique qu’il conduit au malheur dans ce monde et dans l’au-delà.
Selon une narration rapportée par Ibn Mas‘oud :
لاَ يَصْلُحُ الْكَذِبُ فِي جِدٍّ وَلاَ هَزْلٍ، وَلاَ أَنْ يَعِدَ أَحَدُكُمْ وَلَدَهُ شَيْئًا ثُمَّ لاَ يُنْجِزُ لَهُ
« Il n’est pas permis de mentir, que ce soit sérieusement ou en plaisantant. Il n’est pas non plus correct de promettre quelque chose à son enfant puis de ne pas tenir sa promesse » [1].
Si une personne a commis un péché, il lui est recommandé de se repentir sincèrement, de le cacher et de ne le révéler à personne. Selon un hadith rapporté par Abou Hourayra, le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit :
كُلُّ أُمَّتِي مُعَافًى إِلَّا الْمُجَاهِرِينَ، وَإِنَّ مِنْ الْمُجَاهَرَةِ أَنْ يَعْمَلَ الرَّجُلُ بِاللَّيْلِ عَمَلًا ثُمَّ يُصْبِحَ وَقَدْ سَتَرَهُ اللَّهُ عَلَيْهِ فَيَقُولَ: يَا فُلَانُ عَمِلْتُ الْبَارِحَةَ كَذَا وَكَذَا. وَقَدْ بَاتَ يَسْتُرُهُ رَبُّهُ وَيُصْبِحُ يَكْشِفُ سِتْرَ اللَّهِ عَنْهُ
« Tous les membres de ma communauté seront pardonnés, sauf ceux qui divulguent ouvertement leurs péchés. Un exemple de divulgation est lorsqu’une personne commet une faute la nuit, qu’Allah la couvre, puis, le matin, elle dit : “Ô untel, j’ai fait ceci et cela hier soir”, alors qu’Allah avait caché son péché, mais elle dévoile ce qu’Allah avait dissimulé » [2].
Cependant, si quelqu’un insiste pour demander à propos d’un péché commis, il n’est pas nécessaire de mentir ni de répondre directement ; il est permis de répondre de manière allusive. Par exemple, on peut dire : « Penses-tu vraiment que je ferais une telle chose ? » ou « Seuls les ignorants agissent ainsi », sous-entendant qu’on l’a fait dans l’ignorance mais qu’on s’est repenti depuis. Il est aussi permis de dire : « Je n’ai pas fait cela », en sous-entendant que ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit :
إنّ في المعاريض لَمَندوحةً عن الكذب
« Les paroles allusives suffisent pour éviter le mensonge » [3].
L’imam Nawawi a dit : « Il n’y a pas de mal à user d’allusions lorsque c’est nécessaire. Mais le faire sans nécessité est blâmable (makruh), bien que non interdit. Cependant, si cela porte atteinte aux droits d’autrui ou empêche la manifestation de la vérité, cela devient interdit (haram) » [4].
En résumé, celui qui a commis un péché doit se repentir sincèrement et le garder secret. Si quelqu’un insiste pour l’interroger, il est permis de répondre de façon allusive sans mentir, comme expliqué ci-dessus.
Section charia et fatwa
[1] Boukhari, Al-Adab Al-Mufrad, n°387.
[2] Boukhari, n°6069. Mouslim, n°2990.
[3] Boukhari, n°857.
[4] Al-Adhkar, 1/482.
Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.