Lorsqu’on accomplit la prière, il convient de se sentir comme si l’on se tenait devant son Créateur. Il est donc recommandé de porter des vêtements propres et soignés à ce moment-là. Allah le Très-Haut dit dans le Coran :
« Ô enfants d’Adam ! Prenez vos parures (vêtements propres et beaux) à chaque fois que vous priez. » (Al-A‘râf, verset 31)
Les exégètes expliquent que le mot « zîna » dans ce verset désigne les habits qui donnent une apparence digne et respectueuse à la personne. De nombreux savants ont abordé dans leurs ouvrages la question de la prière avec une coiffe, en clarifiant son statut. Par exemple, le savant Haskafî (qu’Allah lui fasse miséricorde) mentionne dans son ouvrage « Durr al-Mukhtâr » les actes déconseillés pendant la prière, et dit :
« Il est déconseillé (makrûh) pour la personne de prier tête découverte par paresse. Si c’est par humilité, cela ne pose pas de problème. Si la coiffe tombe pendant la prière, il est préférable de la remettre, mais s’il faut faire beaucoup de mouvements pour cela, il ne faut pas le faire. » (Hâshiyat Ibn ‘Âbidîn, 1/691)
En réalité, le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui), ses nobles compagnons, les pieux savants et nos ancêtres avaient l’habitude de prier en couvrant leur tête.
Dans l’école hanafite, plusieurs avis existent concernant la prière tête découverte :
En cas de nécessité, il est permis de prier tête découverte, et cela n’est pas considéré comme makrûh.
Prier tête découverte par paresse est makrûh tanzîhî, ce qui diminue la récompense.
Considérer la prière tête découverte comme une sunna et en faire une habitude sans preuve claire est makrûh tahrîmî.
Choisir délibérément de prier tête découverte en pensant que c’est une sunna est une innovation (bid‘a).
Penser que prier tête découverte est préférable et une sunna, et considérer le port de la coiffe comme blâmable, est un acte de mécréance. (Fath Bâb al-Ghinâya, 1/447 ; Fatâwâ al-Hindiyya, 1/165 ; Imdâd al-Fattâh, 365)
En résumé, prier avec une coiffe telle que le turban ou la calotte est un signe de respect et de bienséance envers la prière. Il est donc préférable de prier en couvrant sa tête autant que possible.
Hassan AMANKOUL,
Journal « Munara », n°6, 2023
Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.