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Est-il permis de recevoir une rémunération pour enseigner le tajwid ?

Shejire Editorial

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Allah le Très-Haut a ordonné : « Récite le Coran avec une récitation mesurée » (Sourate al-Muzzammil, verset 4). Réciter le Coran de manière mesurée signifie le lire en articulant correctement chaque lettre, en respectant les pauses et en suivant les règles du tajwid.

L’ange Jibril a enseigné au Prophète Muhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) la récitation correcte du Coran. Ensuite, notre Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) l’a transmise à ses compagnons de la même manière. Cette tradition s’est perpétuée jusqu’à nos jours.

Les lecteurs du Coran (qari) ont systématisé les règles de la récitation et ont écrit des ouvrages à ce sujet. L’ensemble de ces règles est appelé tajwid. Le mot « tajwid » signifie faire quelque chose correctement et de manière belle. Il est obligatoire pour chaque musulman de lire le Coran en respectant les règles du tajwid et d’apprendre ces règles auprès de personnes compétentes dans cette science.

Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit : « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui apprennent le Coran et l’enseignent » (Boukhari, Abou Dawoud, Tirmidhi). Les savants ont considéré que celui qui enseigne ou apprend le Coran est le représentant (khalifa) d’Allah et de Son Messager.

Durant les trois premiers siècles de l’islam, il n’existait pas la notion d’enseigner le Coran contre rémunération. Les savants de l’école hanafite se sont appuyés sur cette parole du Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) : « Récitez le Coran, mais ne le prenez pas comme moyen de subsistance » (Ahmad). À cette époque, les musulmans étaient très motivés et considéraient l’enseignement du Coran comme un acte d’adoration et un devoir religieux.

Dans un autre hadith, Ubadah ibn Samit (qu’Allah l’agrée) rapporte : « J’ai enseigné le Coran aux gens de Suffa (compagnons dévoués à l’adoration). L’un d’eux m’a offert un cadeau en aumône. Je lui ai dit : “Ce n’est pas un bien matériel, mais je l’utiliserai dans le sentier d’Allah.” Lorsque j’ai interrogé le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) à ce sujet, il a dit : “Si tu veux que l’on t’attache un collier de feu autour du cou, alors accepte-le.” » (Abou Dawoud, Ibn Majah).

Il n’est pas permis de recevoir une rémunération pour des actes d’adoration comme l’appel à la prière, la fonction d’imam ou l’enseignement du Coran. Aujourd’hui, cependant, une fatwa autorise cette pratique (Fath bab al-ghinaya, 3/56). En effet, il est devenu difficile de trouver des enseignants du Coran bénévoles, ce qui risquait d’affaiblir la transmission du savoir religieux. C’est pourquoi, selon la fatwa des savants postérieurs, il est permis à l’État de rémunérer les enseignants du Coran et des sciences religieuses essentielles, et il est donc considéré comme licite d’enseigner le Coran contre rémunération. Cela s’appuie sur le principe juridique : « Le changement des temps peut entraîner le changement des règles ».

Hassan Amanqoul,

Journal « Munara », n°11, 2020

Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.

Les réponses publiées ici sont rédigées par des utilisateurs et ne constituent pas une fatwa officielle. Pour un avis contraignant, consultez une autorité religieuse compétente.

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