La santé dépend en grande partie des dents. En effet, les dents influencent la santé des enfants et des adultes, l’apparence du visage, l’humeur et même le comportement. Les dents jouent un rôle essentiel : elles servent à saisir, couper, mâcher et broyer la nourriture. Une personne édentée a également du mal à bien s’exprimer. Les dents contribuent aussi à la beauté du visage.
La médecine moderne cherche à préserver les 32 dents naturelles, que ce soit par le traitement des dents malades, la pose de plombages ou même l’installation de dents artificielles. L’une de ces méthodes est l’implantation dentaire. Contrairement à une prothèse amovible, l’implant n’est pas destiné à être retiré. L’implantation est une intervention chirurgicale relativement simple et peu douloureuse pour le patient. Un implant dentaire est inséré dans l’os de la mâchoire pour remplacer la racine d’une dent, puis une couronne artificielle solide et durable y est fixée. Cette technique permet de résoudre le problème de l’édentement et d’assurer un sourire sain pendant de nombreuses années.
L’islam encourage tout ce qui préserve la nature humaine et la santé, et tout ce qui permet d’éliminer ce qui est nuisible. Ainsi, la charia autorise la pose d’une dent artificielle à la place d’une dent arrachée, car cela permet à la personne de corriger un défaut ou de se débarrasser d’un préjudice.
Avant l’avènement de l’islam, lors de l’incident de Kulab, le compagnon Arfaja ibn As’ad (qu’Allah l’agrée) s’était fait fabriquer un nez en argent après avoir été blessé. Mais comme cela dégageait une mauvaise odeur, le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) lui a ordonné de s’en faire un en or (Tirmidhi). Normalement, il n’est pas permis aux hommes d’utiliser de l’or, mais en cas de nécessité, la charia l’autorise. Ce hadith en est la preuve.
Par ailleurs, si une personne décédée porte une prothèse dentaire amovible, on la retire avant l’enterrement. Mais si la dent artificielle est fixée, on l’enterre telle quelle, car l’arracher causerait une souffrance au défunt.
À ce sujet, le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit : « Briser l’os d’un mort équivaut à briser l’os d’un vivant. » (Ahmad, Abou Daoud, Ibn Majah).
Hassan AMANKOUL,
Journal « Munara », n°5, 2020
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