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Existe-t-il un montant minimum ou maximum pour la dot (mahr) ?

Shejire Editorial

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Selon la charia, les époux ont des droits et des devoirs l’un envers l’autre. Ces droits se divisent en ceux du mari envers sa femme, ceux de la femme envers son mari, et ceux qui sont communs aux deux.

Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit lors de son sermon d’adieu : « En vérité, vos femmes ont des droits sur vous, et vous avez des droits sur vos femmes. »

L’un de ces droits est le mahr. Autrement dit, la fiancée a le droit d’exiger une dot de son futur époux avant la conclusion du mariage.

En islam, il est obligatoire pour l’homme de donner une dot à sa femme. Cependant, cela n’est pas une condition de validité du mariage : un mariage contracté sans mention de la dot reste valide. À ce sujet, Muhammad Abu Zahra écrit dans son ouvrage « Al-Ahwal al-Shakhsiyya » : « Le mahr est un droit que la femme reçoit et qui incombe à son mari. Il est considéré comme une conséquence ou un effet du contrat de mariage, mais n’en est pas une condition de validité. Ainsi, un mariage sans mention de la dot reste valide, mais l’obligation de la donner subsiste. Même si les époux conviennent de ne pas donner de dot, le mari doit tout de même la remettre. »

Il est sunnah de mentionner le mahr lors de la cérémonie de mariage. En effet, cela permet d’éviter les conflits et d’apporter plus de clarté. Il est permis de donner la dot immédiatement, de la différer ou de la payer en plusieurs fois. Selon l’école hanafite, la dot peut être donnée sous forme d’argent ou de biens matériels, mais il est important d’en préciser la nature et la valeur pour éviter tout litige.

Il n’existe aucune limite supérieure au montant du mahr. Allah le Très-Haut dit dans la sourate An-Nisa, verset 20 :

« Si vous avez donné à l’une d’elles une dot considérable, n’en reprenez rien. »

Quant au montant minimum, selon l’école hanafite, il est de dix dirhams. À l’époque des compagnons, dix dirhams équivalaient à un dinar d’or, soit environ 4,25 grammes.

Le Conseil des savants du Conseil des muftis du Kazakhstan a émis une fatwa selon laquelle le montant minimum du mahr doit correspondre à 4,25 grammes d’or. Si la dot fixée est inférieure à ce montant, il convient de la compléter jusqu’à ce seuil.

L’islam est une religion de facilité. Allah souhaite que les musulmans profitent de cette facilité. C’est pourquoi le montant du mahr doit être fixé en tenant compte des moyens financiers de l’homme et de la situation sociale de la famille. La dot ne doit pas être si élevée qu’elle plonge le mari dans la dette, ni si faible qu’elle offense la mariée. Si le mari ne peut pas tout payer d’un coup, il peut en donner une partie à l’avance (mahr mu’ajjal) et le reste plus tard (mahr mu’akhkhar). Dans un hadith rapporté par Ibn Hibban, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« Les meilleures femmes sont celles dont la dot est la plus modeste. »

Medet QURMASHULY,

Magazine "Iman", n°1, 2023

Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.

Les réponses publiées ici sont rédigées par des utilisateurs et ne constituent pas une fatwa officielle. Pour un avis contraignant, consultez une autorité religieuse compétente.

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