Du point de vue de la zakât, les créances se divisent en trois catégories :
Créance forte : Il s’agit des sommes prêtées et des créances issues de la vente de marchandises commerciales. Si le débiteur reconnaît la dette ou s’il existe une preuve certaine de la créance, le créancier doit s’acquitter chaque année de la zakât correspondante. Si la zakât des années précédentes n’a pas été payée, elle devra être acquittée après le recouvrement de la créance.
Créance moyenne : Il s’agit des créances provenant du revenu de biens non destinés à la vente, comme le loyer d’une maison. Pour ce type de créance, la zakât des années précédentes devient également due. Toutefois, le créancier doit avoir perçu au moins le montant du nisâb pour que l’obligation de payer la zakât s’applique.
Créance faible : Il s’agit des créances qui ne sont pas issues d’un échange de biens, comme celles provenant d’un legs, d’une dot (mahr) ou d’une indemnité (diyât). Pour ce type de créance, la zakât des années précédentes n’est pas requise. Une fois la créance perçue et qu’une année s’est écoulée, la zakât devient alors obligatoire. (Ibn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr, 2/305 ; Mehmed Zihni, Ni‘met-i İslâm, 739, 740)
Le créancier n’est pas tenu de verser la zakât chaque année sur les créances niées ou dont le recouvrement est impossible. Si une telle créance, considérée comme irrécouvrable, est finalement payée, seule la zakât de l’année suivant le recouvrement sera due ; il n’est pas nécessaire de payer la zakât pour les années précédentes. (Merğînânî, el-Hidâye, 1/96)
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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