Il est permis d’offrir la récompense d’un acte d’adoration ou d’une bonne action à une autre personne. Une personne peut dédier la récompense de la récitation du Coran, d’un khatm accompli ou d’une bonne action à quelqu’un d’autre. Que la personne à qui la récompense est offerte soit vivante ou décédée, il est espéré qu’elle en bénéficiera. En effet, il est rapporté que le Prophète (s.a.s.) récitait et recommandait la sourate al-Fâtiha lors des funérailles (Ibn Mâja, Janâ’iz, 22 [1495, 1496]) et qu’Abdullah ibn ‘Umar (r.a.) considérait comme louable de réciter des versets de la sourate al-Baqara pour l’âme des défunts (Bayhaqî, as-Sunan al-Kubrâ, 4/93 [7068]). Même si la récompense offerte par autrui ne permet pas de s’acquitter des dettes d’adoration qu’une personne doit accomplir elle-même, cela peut néanmoins contribuer à l’augmentation de ses bonnes actions et à l’élévation de son rang.
Lorsqu’un homme de la tribu de Banî Salama demanda au Prophète (s.a.s.) s’il pouvait faire du bien à ses parents après leur décès, le Prophète (s.a.s.) répondit : « Oui, prier pour leur miséricorde, demander pardon pour eux, accomplir leurs testaments, maintenir les liens de parenté et remplir ses devoirs envers eux, honorer et traiter avec bonté leurs amis. » (Abû Dâwûd, Adab, 128 [5142] ; Ibn Mâja, Adab, 2 [3664])
À un compagnon qui expliqua que sa mère était décédée subitement et qu’il pensait qu’elle aurait recommandé de donner l’aumône si elle avait pu parler, et qui demanda si la récompense de l’aumône donnée en son nom lui parviendrait, le Prophète répondit : « Oui, elle lui parviendra. Donne l’aumône en son nom. » (Boukhârî, Wasâyâ, 19 [2760] ; Muslim, Zakât, 51 [1004])
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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