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L'assurance est-elle conforme à la charia ?

Shejire Editorial

RéponseEditorialShejire Editorial

L'assurance est un service qui permet de réduire les pertes financières ou de compenser les dommages subis. Un contrat est conclu entre l'assuré et la compagnie d'assurance afin de couvrir les pertes éventuelles en cas de sinistre.

L'assuré paie une prime pour ce service. Le montant de cette prime est calculé en fonction des pertes potentielles dues à certains risques. Il existe deux grands types de systèmes d'assurance dans le monde : l'assurance commerciale (traditionnelle) et l'assurance islamique. En réalité, le système d'assurance traditionnel ne correspond pas aux principes de notre religion. En effet, il comporte des éléments interdits par la charia tels que l'intérêt (riba), l'incertitude dans la transaction, la tromperie, le jeu de hasard et le fait de "jouer avec le destin". Par exemple, vous payez 20 000 tenges pour assurer votre voiture pendant un an. Si un sinistre survient durant cette période, vous pouvez recevoir 200 000 tenges d'indemnisation de la part de l'assureur. Ce surplus est considéré comme de l'intérêt.

"Jouer avec le destin" signifie que la compagnie d'assurance exploite la peur des gens pour leur faire payer de l'argent pour quelque chose d'incertain. Or, nul ne sait ce qui arrivera dans l'année à venir, sauf Allah. Cela ressemble à une loterie ou à un jeu de hasard.

Dans une transaction incertaine, une personne ne sait pas ce qu'elle recevra en échange de l'argent qu'elle a dépensé. Par exemple, si 50 personnes paient chacune 20 000 tenges à une compagnie d'assurance pour leur voiture, un fonds de 1 million de tenges est constitué. Durant l'année, il se peut que seulement 2 ou 3 voitures aient un accident. Ces personnes seront indemnisées par la compagnie. Mais pour les 47 autres, il n'est pas clair pourquoi elles ont payé, et elles ne récupèrent pas leur argent.

Allah le Très-Haut dit : « Ô vous qui croyez ! Ne vous appropriez pas mutuellement vos biens illégalement » (Sourate An-Nisa, verset 29) et « Ô vous qui croyez ! Le vin, les jeux de hasard, les pierres dressées (idoles), les flèches divinatoires ne sont qu'une abomination, œuvre du diable. Écartez-vous-en afin que vous réussissiez » (Sourate Al-Ma'ida, verset 90).

Une personne pieuse qui reçoit une indemnisation d'une compagnie d'assurance ne doit utiliser que la somme qu'elle a elle-même versée, et consacrer le reste à des œuvres d'utilité publique comme la construction de routes ou de ponts. Quant à l'assurance obligatoire, son utilisation par un musulman relève de la nécessité.

Le système d'assurance islamique ne vise pas le profit commercial. Il est considéré comme une forme de solidarité. Par exemple, si vous possédez une voiture, vous payez une prime annuelle de 20 000 tenges. En cas de sinistre, la compagnie vous indemnise. À la fin de l'année, l'argent restant dans le fonds commun est restitué aux participants. La compagnie ne fait que gérer et conserver les fonds, elle n'en est pas propriétaire.

Le Coran dit : « Entraidez-vous dans la bienfaisance et la piété. Ne vous entraidez pas dans le péché et l'agression. Et craignez Allah ! Certes, le châtiment d'Allah est sévère » (Sourate Al-Ma'ida, verset 2).

Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit : « Les musulmans, dans leur affection, leur miséricorde et leur compassion mutuelles, sont comme un seul corps : si un membre souffre, tout le corps partage son insomnie et sa fièvre » (Muslim).

Hassan AMANKOUL

Journal « Munara », n° 30, 2020

Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.

Les réponses publiées ici sont rédigées par des utilisateurs et ne constituent pas une fatwa officielle. Pour un avis contraignant, consultez une autorité religieuse compétente.

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