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Les superstitions et interdits kazakhs sont-ils contraires à la religion ?

Shejire Editorial

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Ырым désigne l’interprétation d’un événement, d’un mot ou d’un signe comme un présage de bien ou de mal.

Prendre un fait comme un mauvais présage, par exemple penser qu’un chat noir qui traverse la route porte malheur, est considéré comme une erreur. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit :

لا عَدْوَى وَلا طِيَرَةَ وَيُعْجِبُنِي الْفَأْلُ قَالُوا وَمَا الْفَأْلُ قَالَ كَلِمَةٌ طَيِّبَةٌ

« Il n’y a pas de contagion (c’est-à-dire, la croyance des Arabes que la maladie se transmet inévitablement d’une personne à l’autre), ni de mauvais présage en islam. Mais j’aime “al-fal”. On lui demanda : “Qu’est-ce que al-fal ?” Il répondit : “Une bonne parole.” » [1].

Muammar Ismaïl ibn Umayya rapporte : « L’être humain ne peut éviter trois choses : les mauvais présages, les mauvaises pensées et l’envie. On s’en protège en ne mettant pas en pratique les mauvaises pensées, en ne souhaitant pas de mal à autrui par envie, et en n’agissant pas selon les mauvais présages. » [2].

Al-Manawi dit : « On se protège des mauvais présages en ne renonçant pas à son objectif (même si un chat noir croise sa route), en poursuivant ce que l’on a entrepris et en plaçant sa confiance en son Seigneur. » [3].

En revanche, il est permis dans notre religion de voir un bon signe dans quelque chose de plaisant. Par exemple, rendre visite à un malade et lui dire par présage : « Ô Salim ! (qui signifie “en bonne santé”) ». Cela éveille l’espoir de guérison dans le cœur du malade [4]. Ce bon présage est confirmé par la parole du Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) : « J’aime al-fal. »

Ibn Hajar rapporte la parole de l’imam al-Khulaymi : « Si le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) aimait “al-fal”, c’est parce que le mauvais présage implique une mauvaise opinion d’Allah sans raison, tandis que le bon présage traduit une bonne opinion d’Allah. Le musulman est toujours invité à avoir une bonne opinion de son Seigneur. » [5].

En conclusion, il est permis par la charia de voir un bon présage dans une chose et de prononcer une bonne parole. En revanche, les mauvais présages sont interdits.

Section Charia et Fatwa du Conseil des Oulémas du Kazakhstan

  • [1] Boukhari, n°5776. Mouslim, n°2224.

  • [2] Ibn Battal, « Charh Sahih al-Boukhari », n°1102. 9/261.

  • [3] « Fayd al-Qadir », 3/402, 4/595.

  • [4] Nawawi, « Charh Mouslim », 14/220.

  • [5] « Fath al-Bari », 11/376. Al-Khulaymi, « al-Manhaj fi Shu’ab al-Iman », 2/25.

Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.

Les réponses publiées ici sont rédigées par des utilisateurs et ne constituent pas une fatwa officielle. Pour un avis contraignant, consultez une autorité religieuse compétente.

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