Selon la décision du Conseil des savants de l'Administration spirituelle des musulmans du Kazakhstan, l'utilisation de la cryptomonnaie bitcoin est interdite. Voici les arguments avancés à ce sujet.
Premièrement, selon la charia, pour qu'une monnaie soit reconnue, elle doit être émise par l'État et bénéficier de sa garantie et de sa protection.
Le bitcoin ne possède aucune des caractéristiques d'une monnaie nationale. En effet, il s'agit d'une monnaie virtuelle décentralisée, sans garantie des autorités publiques, non protégée par les lois financières, sans actif concret. Sa valeur peut fluctuer brusquement à tout moment, ce qui peut causer des pertes importantes aux personnes. Abou Ali Hassan at-Toussi a dit : « Pendant des siècles, le droit d'émettre de la monnaie n'a jamais été accordé à d'autres qu'au souverain » (Sayru al-muluk, p. 233).
Deuxièmement, les opérations liées au bitcoin se déroulent souvent de manière cachée. Cela peut mener à la tromperie et à la fraude, ce qui est interdit par la charia.
Allah le Très-Haut dit dans le Coran : « Ô vous qui croyez ! Ne vous appropriez pas injustement les biens d'autrui, sauf si c'est par un commerce conclu d'un commun accord entre vous » (Sourate An-Nisa, verset 29).
Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a interdit les transactions comportant une incertitude excessive (gharar) (rapporté par Muslim).
Troisièmement, le bitcoin, que ce soit comme monnaie ou comme marchandise, échappe au contrôle des autorités responsables. Cela peut nuire à l'économie nationale et entraîner une instabilité sociale.
Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Il ne faut ni se nuire à soi-même, ni nuire à autrui » (rapporté par Ahmad).
Des institutions majeures telles que le Comité des fatwas d'Égypte et le Conseil de la fatwa des musulmans d'Eurasie ont également interdit l'utilisation du bitcoin.
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