Heures de prière
Autrefr

Peut-on dire les mots « inshallah » et « mashallah » en kazakh ?

Shejire Editorial

RéponseEditorialShejire Editorial

Question : Quand utilise-t-on les mots « inshallah », « mashallah », « subhanallah » ? Peut-on en exprimer le sens en kazakh ?

Réponse : « Inshallah » signifie « si Dieu le veut », « si Allah le permet » ; c’est une expression utilisée par une personne croyante pour manifester sa soumission à Allah lorsqu’elle prévoit de faire quelque chose. « Subhanallah » veut dire « Allah est exempt de tout défaut », « Allah est parfait » ; on le prononce généralement dans des moments de crainte ou d’étonnement.

« Mashallah » signifie « ce qu’Allah a voulu » ; on l’emploie pour exprimer l’admiration ou donner une bonne appréciation à propos de quelque chose.

Ces mots sont considérés comme des formules de glorification et de rappel d’Allah. Leur mérite et les moments où ils doivent être prononcés sont mentionnés dans le Coran et la Sunna.

Abu Layth as-Samarqandi dit : « Celui qui prononce régulièrement ces sept paroles aura un haut rang auprès d’Allah et des anges ; même si ses péchés sont aussi nombreux que l’écume de la mer, Allah les lui pardonnera, il goûtera à la douceur de l’adoration, et sa vie comme sa mort seront empreintes de bien :

  • Commencer chaque action par بِسْمِ اللّٰهِ ;

  • Terminer chaque action par اَلْحَمْدُ لِلّٰهِ ;

  • Dire اَسْتَغْفِرُ اللّٰهَ lorsqu’on prononce une parole vaine ou commet une erreur, petite ou grande ;

  • Dire اِنْ شَاءَ اللّٰهُ lorsqu’on prévoit de faire quelque chose le lendemain ;

  • Dire لَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ اِلَّا بِاللّٰهِ الْعَلِيِّ الْعَظِيمِ lorsqu’on est confronté à une mauvaise situation ;

  • Dire اِنَّا لِلّٰهِ وَاِنَّا اِلَيْهِ رَاجِعُونَ lorsqu’on perd un proche ou un bien ;

  • Répéter fréquemment لَا اِلٰهَ اِلَّا اللّٰهُ jour et nuit » [1].

Cependant, en dehors des actes cultuels qui doivent être accomplis en arabe comme l’appel à la prière ou la prière elle-même, il est permis d’exprimer le sens des formules de rappel (dhikr, tasbih) dans une autre langue, comme le kazakh ou une autre. Toutefois, il est préférable de les dire en arabe.

Ibn Qudama a dit : « Il est permis de faire le dhikr d’Allah dans une autre langue que l’arabe. Car l’essentiel est de mentionner le nom d’Allah, ce qui peut se faire dans toutes les langues. Mais les takbirs de la prière doivent être prononcés en arabe » [2].

Des mots comme subhanallah, astaghfirullah, inshallah, etc., se retrouvent dans les œuvres de poètes et écrivains kazakhs tels qu’Abu Bakir Kerderi, Magzhan Jumabaev, Sabit Mukanov, Mirjaqip Dulatuly et d’autres. Par exemple :

« Le festin a pris une toute autre tournure, le peureux est arrivé du concours, le vaillant est resté. Les vieilles paroles sont comme un serment passé, les hommes ont adopté la loi comme une maxime : Si je dis ces mots avec emphase, subhanallah ! Amis, nous nous sommes rapprochés d’un certain but » (Abu Bakir Kerderi, « Qazagym »).

« Effrayés par ses paroles, tous les membres de la famille se sont exclamés : astaghfirullah ! » (S. Mukanov, « L’école de la vie »).

Inshallah, ce sera d’un grand effet pour le peuple, vos voix résonneront partout. Si tu meurs, tu es martyr, si tu survis, tu es ghazi, le service sera embelli par la puissance et la grâce du Tout-Puissant (M. Dulatuly, Œuvres).

Par conséquent, il convient de considérer les mots inshallah, subhanallah, mashallah non pas comme des mots propres à la langue arabe, mais comme des expressions cultuelles communes à tous les musulmans. En dehors des actes cultuels comme la prière ou l’appel à la prière, il est permis de les prononcer en arabe ou d’en exprimer le sens dans une autre langue. Cependant, puisqu’il s’agit de paroles de rappel, il est préférable de les dire en arabe.

Bauyrzhan Abduali

Spécialiste du département charia et fatwa

[1] Tabyih al-ghafilin, p. 284.

[2] Al-Mughni, 13/260.

Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.

Les réponses publiées ici sont rédigées par des utilisateurs et ne constituent pas une fatwa officielle. Pour un avis contraignant, consultez une autorité religieuse compétente.

👍 0👎 0💬 0
Partager :

Commentaires

Aucun commentaire.