Parmi les prières surérogatoires (sunna), la plus importante est celle de deux unités (rak‘a) effectuée avant l’obligatoire (farz) de la prière de l’aube. En effet, il existe des paroles du Prophète (s.a.s.) concernant la grande vertu de cette prière, qui ne sont pas rapportées pour d’autres prières surérogatoires. Le Prophète (s.a.s.) a dit : « Les deux unités de la prière de l’aube valent mieux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. » (Muslim, Salâtü’l-müsâfirîn, 96 [725])
Il est réprouvé (makruh) d’accomplir une prière surérogatoire lorsque l’iqama d’une prière obligatoire a commencé ou que l’imam a entamé la prière, et il convient alors de rejoindre la prière en commun. Cependant, en raison de sa vertu, la sunna de deux unités précédant la prière obligatoire de l’aube constitue une exception à cette règle. (Kâsânî, Bedâ’i, 1/297) Il convient, lorsque cela est possible, de ne pas manquer ce mérite.
En conséquence, si une personne pense qu’elle pourra rejoindre le dernier cycle (rak‘a) ou, selon certains avis, le tashahhud de la prière obligatoire de l’aube en commun, elle doit accomplir la sunna. En revanche, si elle craint que le fait de s’occuper de la sunna ne l’amène à manquer complètement la prière obligatoire, elle doit délaisser la sunna et rejoindre la prière en commun. (Ibn Mâze, el-Muhît, 1/448-449 ; Ibn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr, 2/56)
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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