Il n’y a aucun inconvénient à accomplir la prière en congrégation derrière un imam appartenant à une autre école juridique. En effet, la différence d’école n’empêche pas de suivre un imam dans la prière. Bien qu’il existe une opinion selon laquelle « si un imam d’une autre école commet, pendant la prière, un acte qui, selon l’école du fidèle, annule la prière, alors la prière du fidèle est invalide » (el-Fetâva’l-Hindiyye, 1/84 ; Ibn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr, 1/562-563), l’approche la plus correcte à ce sujet est que tant que la prière de l’imam n’est pas annulée selon sa propre école, la prière de celui qui le suit, quelle que soit son école, est également valide.
Cette dernière opinion est conforme à la pratique des pieux prédécesseurs et à l’esprit de la communauté. Ainsi, l’imam Abû Yûsuf a prié derrière le calife Hârûn Reşîd qui avait dirigé la prière sans renouveler ses ablutions après une saignée (hijâma). (Ibn Ebü’l-‘İz, Şerhu’l-‘akîdeti’t-Tahâviyye, 368-369) De plus, il n’est pas nécessaire de vérifier si l’imam a commis ou non un acte contraire aux conditions de sa propre école. (Ibn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr 1/562-563)
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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