Il convient tout d'abord de préciser que la consommation de boissons alcoolisées et de drogues est interdite (haram). Par conséquent, il n'est pas concevable qu'un musulman consomme de l'alcool ou des stupéfiants. Cependant, si une personne commet ce péché sans en nier l'interdiction, elle reste musulmane. Elle demeure donc tenue d'accomplir ses obligations religieuses. Toutefois, l'ivresse affectant la conscience de la personne, la prière accomplie dans cet état n'est pas valable. Allah le Très-Haut dit : « Ô vous qui croyez ! N’approchez pas de la prière alors que vous êtes ivres, jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites. » (en-Nisâ, 4/43).
Il ne fait aucun doute que la prière et l’invocation requièrent conscience et compréhension. C’est pourquoi, en plus d’être musulman et d’avoir atteint la puberté, il est également nécessaire d’être sain d’esprit pour toutes les formes d’adoration. Pour que les actes d’adoration soient acceptés, ils doivent être accomplis avec l’intention et la sincérité. Ainsi, celui qui va prier, jeûner ou invoquer doit être suffisamment lucide pour savoir ce qu’il dit et ce qu’il fait. Par conséquent, bien que cela soit interdit, si une personne ayant consommé de l’alcool ou des stupéfiants n’est pas ivre au point de ne plus savoir ce qu’elle dit, c’est-à-dire si elle est consciente de ses actes et de ses paroles, elle doit accomplir ses prières. Il n’y a pas de délai déterminé à cet effet.
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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