Il est permis de sacrifier un animal au nom d’une personne décédée (marhoum) dans l’intention de lui en attribuer la récompense. Cependant, celui à qui le sacrifice est obligatoire doit d’abord effectuer le sacrifice en son propre nom.
Ali (qu’Allah l’agrée) a offert deux sacrifices : l’un pour lui-même, l’autre en l’honneur du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Lorsqu’on lui demanda la raison, il répondit :
إن رسول اللَّه صلَّى اللَّه عليه وسلَّم أوصاني أن أضحّي عنه فأنا أضَحّي عنه
« Le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) m’a recommandé, tant que j’aurai une âme dans la poitrine, de sacrifier pour lui. » [1]
Celui qui souhaite sacrifier pour un défunt doit le faire pendant les jours de l’Aïd al-Adha. La viande du sacrifice peut être consommée aussi bien par la personne qui a offert le sacrifice que par d’autres.
Si le défunt avait laissé un testament pour qu’un sacrifice soit fait en son nom, alors ses héritiers ne peuvent pas consommer la viande. Elle doit être entièrement distribuée aux pauvres et aux nécessiteux.
Section Charia et Fatwa du Conseil des Oulémas du Kazakhstan
[1] Rapporté par Abou Daoud.
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