Si une personne en train de prier se lève par oubli sans avoir effectué la dernière assise, tant qu’elle n’a pas encore accompli la prosternation (sujûd) de la rak‘a suivante, elle doit revenir s’asseoir, réciter la prière du tachahhud, puis compléter sa prière en effectuant la prosternation de l’oubli (sujûd as-sahw).
Si elle a déjà accompli la prosternation de la rak‘a dans laquelle elle s’est levée, selon l’Imam Abû Hanîfa et l’Imam Abû Yûsuf, il n’est plus possible de compléter cette prière comme une prière obligatoire (farz). Si la prière en question est composée de deux ou quatre rak‘a, elle doit alors accomplir une rak‘a supplémentaire pour compléter sa prière, qui devient ainsi une prière surérogatoire (nâfila). Ensuite, elle devra refaire la prière obligatoire. Le fait d’ajouter une rak‘a lorsque la prosternation a été accomplie dans la rak‘a supplémentaire est permis parce que les prières surérogatoires sont légitimement accomplies en nombre pair de rak‘a (Ibn Nujaym, al-Bahr, 2/112).
Si la prière en question est la prière du maghrib et que la prosternation de la rak‘a supplémentaire n’a pas été faite, elle doit, comme mentionné ci-dessus, revenir s’asseoir et compléter sa prière avec la prosternation de l’oubli. Si la prosternation de la rak‘a supplémentaire a été faite, la prière sera alors accomplie en quatre rak‘a et deviendra ainsi une prière surérogatoire. Dans ce cas, il faudra refaire la prière obligatoire du maghrib.
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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