La religion islamique interdit fermement la sorcellerie, qu’elle considère comme un grand péché, et souligne dans le Coran que ceux qui pratiquent la magie n’auront aucune part dans l’au-delà et qu’il faut chercher refuge auprès d’Allah contre le mal de ceux qui la pratiquent. (el-Bakara, 2/102 ; el-Felak, 113/4) Le Prophète (s.a.s.) a également compté la sorcellerie parmi les sept grands péchés. (Buhârî, Vesâyâ, 23 [2766] ; Hudûd, 44 [6857] ; Muslim, Îmân, 145 [89])
À l’époque de l’ignorance (Jahiliya), la magie et la sorcellerie étaient très répandues. On pratiquait la divination, la voyance, l’astrologie, le tirage de flèches divinatoires, ou encore faire des nœuds sur des cordes en soufflant dessus. Sous l’influence de ces pratiques, les polythéistes sont même allés jusqu’à prétendre que le Coran était une œuvre de sorcellerie. (Sâd, 38/4 ; ez-Zârîyât, 51/52)
La solution la plus efficace contre la magie et la sorcellerie est de chercher refuge auprès d’Allah et de placer sa confiance en Lui. Le Prophète (s.a.s.) récitait constamment les sourates al-Falaq et an-Nâs ainsi qu’Ayat al-Kursî pour se protéger du mal de toute chose, en cherchant refuge auprès d’Allah. (Buhârî, Vekâlet, 10 [2311] ; Fezâilü’l-Kur’ân, 10, 14 [5010, 5016-5017]) Il récitait également cette prière pour protéger ses petits-fils Hasan (r.a.) et Husayn (r.a.) du mauvais œil, de la magie et d’autres maux :
أَعُوذُ بِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّةِ مِنْ كُلِّ شَيْطَانٍ وَهَامَّةٍ وَمِنْ كُلِّ عَيْنٍ لاَمَّةٍ
« Je cherche refuge dans les paroles parfaites d’Allah contre tout démon, tout animal nuisible et tout mauvais œil. » (Buhârî, Ehâdîsü’l-enbiyâ, 10 [3371]) Par ailleurs, une personne qui pense être victime de sorcellerie peut, en espérant la guérison d’Allah, demander à des personnes de confiance de lui réciter le Coran et de prier pour elle, ce qui n’est pas interdit. Dans sa décision du 28 septembre 1979, n° 1883, le Conseil supérieur des affaires religieuses a précisé qu’il est permis de réciter le Coran et des prières de guérison pour les malades en espérant la guérison d’Allah, mais que pratiquer des souffles magiques dans le but de tromper les gens ou de prédire l’inconnu est religieusement interdit.
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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