Le Coran est la parole d’Allah révélée à notre Prophète Muhammad (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) par l’intermédiaire du noble ange Jibril (que la paix d’Allah soit sur lui). Le respect envers le Coran est profondément ancré dans la conscience de notre peuple depuis des siècles. On entend souvent des avertissements comme : « Ne tiens pas le Coran en dessous de la taille », « Ne tends pas les jambes en direction du Coran », « Ne le touche pas sans ablution ». Il est donc impératif de ne jamais manquer de respect envers le Coran.
Un Coran abîmé ou usé peut être réparé, recousu ou recollé afin de pouvoir continuer à le lire. Mais si le Coran est devenu totalement inutilisable, avec des pages déchirées et illisibles, il convient d’utiliser l’une des méthodes suivantes pour éviter qu’il ne soit jeté ou piétiné.
Enterrer les exemplaires usés ou illisibles du Coran et des livres religieux. C’est l’avis des savants des écoles hanafite et hanbalite. L’imam hanafite al-Haskafi a dit : « Si le Coran devient inutilisable au point qu’on ne peut plus le lire, il doit être enterré comme un musulman » (ad-Durr al-Mukhtar, 1/191). Dans le commentaire de ce livre, il est précisé : « Il faut l’envelopper dans un tissu propre et l’enterrer dans un endroit où les gens ne marchent pas. » Dans « Az-Zahira », il est dit : « On creuse une tombe (lahd) et on y enterre le Coran. Il ne faut pas jeter la terre directement sur le Coran, car ce serait un manque de respect. Il est donc préférable de l’enterrer de façon à ce que la terre ne tombe pas directement dessus. » Le savant hanbalite al-Bahuti a dit : « Si le Coran est usé et inutilisable, il doit être enterré. L’imam Ahmad rapporte : “Lorsque le Coran d’Abu Jawza est devenu inutilisable, il a creusé un trou dans l’enceinte de la mosquée et l’y a enterré.” » (Kashf al-Qina’, 1/137).
Brûler les exemplaires usés ou illisibles du Coran et des livres religieux. C’est l’avis des savants des écoles malékite et shaféite. Depuis l’époque de ‘Uthman ibn ‘Affan (qu’Allah l’agrée), on évite de laisser traîner des manuscrits inutilisables. Après avoir rassemblé le Coran en un seul volume, ‘Uthman a fait brûler les autres feuillets contenant des versets pour éviter qu’ils ne soient jetés. Ibn Battal a dit : « Le fait que ‘Uthman (qu’Allah l’agrée) ait brûlé les feuillets contenant des versets du Coran et des livres portant le nom d’Allah pour éviter qu’ils ne soient jetés prouve que cela est permis » (Sharh Sahih al-Bukhari, 10/226). L’imam as-Suyuti a également dit : « Il n’y a pas de mal à brûler les pages du Coran devenues illisibles, en se basant sur l’exemple de ‘Uthman (qu’Allah l’agrée) » (Al-Itqan fi ‘Ulum al-Qur’an, 2/1187). Toutefois, l’endroit où l’on brûle ces livres doit être propre. Il faut s’assurer que les pages soient complètement brûlées et que les écrits ne soient plus lisibles. Il ne faut pas non plus les brûler avec des ordures diverses.
Dissoudre les exemplaires usés ou illisibles du Coran et des livres religieux dans l’eau courante. On peut les laisser dans l’eau jusqu’à ce que l’encre disparaisse. Cette méthode ne convient qu’aux livres écrits avec de l’encre soluble. Dans « Al-Binaya Sharh al-Hidaya » (12/238), il est dit : « Il faut effacer les noms d’Allah, des prophètes et des anges des livres inutilisables, puis les brûler. Si on les jette dans l’eau courante ou qu’on les enterre, cela est également permis. Mais la meilleure méthode reste l’enterrement. »
En résumé, si un Coran abîmé ou usé peut être réparé et rendu lisible, il faut le faire. Car manquer de respect envers le Coran est interdit (haram) et constitue un grand péché. Si le Coran est totalement inutilisable, il est préférable de l’enterrer dans un endroit où personne ne marche. Si vous ne savez pas quoi faire, vous pouvez l’apporter à la mosquée et le remettre aux responsables.
Medet QURMASHULY,
Magazine « Iman », n°4, 2024
Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.