Zuhr-i âhir signifie « la dernière prière du midi ». Certains savants musulmans ont recommandé, par précaution, d’accomplir la prière du midi le jour du vendredi dans les localités où la prière du vendredi (joumou'a) est célébrée dans plusieurs mosquées, en raison de la possibilité que seules celles accomplies dans la première mosquée soient valides. Cette prière, appelée Zuhr-i âhir, n’est pas incluse dans la prière du vendredi. Il n’existe aucun récit provenant du Prophète ou des premières générations mentionnant une prière accomplie sous ce nom.
La Zuhr-i âhir est une prière qui a été proposée lorsque, avec l’expansion du monde musulman et l’augmentation de la population urbaine, il n’a plus été possible de célébrer la prière du vendredi dans une seule mosquée par ville, comme à l’époque du Prophète (s.a.s.), rendant nécessaire la célébration du vendredi dans plusieurs mosquées. La raison en est l’hypothèse que seule la première prière du vendredi accomplie serait valide, et que celles célébrées dans les autres mosquées pourraient être invalides. Pour se prémunir contre ce doute, certains savants ont jugé approprié d’accomplir, par précaution, une prière de quatre unités (rak‘a) avec l’intention de Zuhr-i âhir, c’est-à-dire « la dernière prière du midi qui n’a pas pu être accomplie à son temps ». (Ibn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr, 2/145-147 ; Karâfî, ez-Zahîre, 2/354-355 ; Ibn Qudâma, al-Mughnî, 2/248 ; Shirbînî, Mughnî al-muhtâj, 1/544-545)
Bien que célébrer la prière du vendredi dans une seule mosquée soit conforme à son sens, cela n’est pas réalisable dans les grandes villes. D’ailleurs, selon l’avis adopté dans l’école hanafite, il est permis d’accomplir la prière du vendredi dans plusieurs mosquées d’une même ville sans aucune restriction. (Ibn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr, 2/145-146) Lorsque l’imam Shâfi‘î s’est rendu à Bagdad, il a constaté que la prière du vendredi était célébrée à plusieurs endroits et ne s’y est pas opposé. (Nawawî, al-Majmû‘, 4/585 ; Shirbînî, Mughnî al-muhtâj, 1/544) Par conséquent, la prière du vendredi accomplie dans chaque mosquée est considérée comme valide et il n’y a pas de différence à faire entre elles ; il n’est donc pas nécessaire pour ceux qui accomplissent la prière du vendredi de faire en plus la Zuhr-i âhir (la dernière prière du midi).
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.