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QUI PAIE LA DETTE D’UNE PERSONNE DÉCÉDÉE ?

Shejire Editorial

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Une personne endettée doit s’efforcer de s’acquitter de ses dettes de son vivant. En effet, après son décès, ses dettes peuvent causer de grandes difficultés, tant pour elle-même que pour sa famille. Il est possible qu’Allah Ta’ala pardonne Ses propres droits (dettes envers Lui) à la personne décédée, mais les dettes contractées envers autrui ne sont pas pardonnées par Allah ; seul le créancier peut les absoudre.

Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « L’âme du croyant reste suspendue à sa dette jusqu’à ce qu’elle soit acquittée. » (Ahmad, Tirmidhi). Autrement dit, l’état de celui qui meurt sans avoir réglé ses dettes demeure incertain dans l’au-delà. Même s’il est considéré comme martyr (shahid), il ne peut atteindre son rang tant que ses dettes ne sont pas réglées. Ce n’est qu’après le paiement de ses dettes qu’il accède au statut de martyr. C’est pourquoi, lors de la prière funéraire, la question des dettes du défunt est abordée en premier, et des mesures sont prises pour les régler. Les dettes priment même sur les droits des héritiers.

Sa’d ibn Atwal (qu’Allah l’agrée) rapporte : « Mon frère est décédé en laissant trois cents dirhams et une famille. Je voulais utiliser cet argent pour eux. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) m’a dit : “La dette de ton frère n’a pas été réglée. Il est donc retenu (il ne peut entrer au Paradis). Paie sa dette.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! J’ai réglé toutes ses dettes, il ne reste que deux dinars qu’une femme réclame sans preuve.” Il (صلى الله عليه وسلم) a dit : “Donne-lui, c’est son droit.” » (Ahmad).

La charia permet de garantir le paiement des dettes du défunt à partir de ses biens s’il en laisse derrière lui. Un proche ou toute autre personne peut prendre la responsabilité de régler les dettes du défunt à partir de ses biens. Une fois la dette totalement acquittée, le défunt est libéré de cette obligation.

En revanche, s’il ne laisse pas de biens suffisants ou n’a pas désigné de garant de son vivant, il existe différentes opinions sur la manière de régler ses dettes.

Dans le livre «Bada’i as-Sana’i», il est rapporté : « Selon l’avis d’Abu Hanifa (qu’Allah lui fasse miséricorde), il n’est pas valable de garantir la dette d’un défunt qui n’a laissé aucun bien. Selon Abu Yusuf et Muhammad (qu’Allah leur fasse miséricorde), une telle garantie est valable. » Dans le livre «Zad al-Fuqaha», il est dit que l’avis d’Abu Hanifa (qu’Allah lui fasse miséricorde) prévaut, tandis que dans «Muheet as-Sarakhsi», il est expliqué : « Le garant ne peut s’engager que dans la limite des biens laissés par le défunt. » (Fatawa al-Hindiyya, 3/1288).

Par conséquent, si le défunt ne laisse aucun bien, l’avis d’Abu Hanifa (qu’Allah lui fasse miséricorde) est suivi : la personne qui se porte garante paie la dette sur ses propres fonds, mais elle ne peut pas être contrainte à le faire.

Cependant, chacun doit se préparer spirituellement au jour où il retournera à Allah. Allah Ta’ala dit : « Craignez le jour où vous retournerez vers Allah » (Sourate al-Baqara, verset 281).

Hassan AMANKOUL,

Journal « Munara », n°6, 2020

Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.

Les réponses publiées ici sont rédigées par des utilisateurs et ne constituent pas une fatwa officielle. Pour un avis contraignant, consultez une autorité religieuse compétente.

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