L’essentiel dans la prière est qu’elle soit accomplie avec recueillement, dans la conscience que le serviteur se tient devant son Seigneur. Cependant, l’effet du rire involontaire pendant la prière est évalué de trois manières :
a) Rire à voix haute pendant la prière, de sorte que les personnes à proximité puissent l’entendre : Selon les hanafites, cela annule à la fois l’ablution et la prière. (Serahsî, el-Mebsût, 1/77 ; Merğînânî, el-Hidâye, 1/18) Dans un hadith rapporté par Ibn Usâma de son père, il est dit : « Alors que nous priions derrière le Messager d’Allah, un homme malvoyant est tombé dans un trou. Nous avons ri de sa situation. Le Messager d’Allah nous a alors ordonné de renouveler nos ablutions et de recommencer la prière depuis le début. » (Dârekutnî, es-Sünen, 1/295-296 [601] ; Abû Dâwûd, Merâsîl, 75 [8] ; Beyhakî, es-Sünenü’l-kübrâ, 1/226 [679])
b) Selon les shafiites, le rire éclatant annule la prière mais pas l’ablution. Car, de même que le rire éclatant en dehors de la prière n’annule pas l’ablution, il n’en va pas autrement pendant la prière. (Shirbînî, Muğni’l-muhtâc, 1/140)
c) Si la personne qui prie rit seulement assez fort pour s’entendre elle-même, seule la prière est annulée. Un sourire, ou un rire si discret que ni la personne ni son voisin ne peuvent l’entendre, n’annule ni la prière ni l’ablution. (Mevsılî, el-İhtiyâr, 1/11)
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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