À l’exception de la prière de l’aube (fajr) et de la prière du vendredi (jumu’a), les savants sont unanimes sur le fait que l’expiration du temps prescrit pendant l’accomplissement d’une prière n’invalide pas celle-ci. Concernant la prière de l’aube, fondé sur les hadiths interdisant de prier au lever du soleil, l’imam Abû Hanîfa a affirmé que le lever du soleil rend la prière en cours invalide. Cependant, l’imam Abû Yûsuf et Muhammad ont indiqué que si l’on s’est assis pour le tashahhud final, la prière ne sera pas annulée. (Kâsânî, Bedâ’i, 1/122-124 ; Ibn al-Humâm, Fath al-Qadîr, 1/386) Les autres écoles juridiques, se fondant sur le hadith du Prophète (s.a.s.) selon lequel si une rak‘a de la prière de l’aube est accomplie avant le lever du soleil, ou une rak‘a de la prière de l’après-midi avant le coucher du soleil, la prière doit être complétée et reste valide (Bukhârî, Mawâqît as-salât, 28 [579]), considèrent que l’expiration du temps pendant la prière ne l’invalide pas. (Ibn Rushd, Bidâyat al-Mujtahid, 1/102-103 ; Ibn Qudâma, al-Mughnî, 1/273) Ainsi, bien qu’il existe une divergence concernant la prière de l’aube, en général, si le temps d’une prière suivante commence alors que l’on est en train d’accomplir la précédente, la prière en cours n’est pas annulée.
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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