En principe, les versets du Coran doivent être récités correctement selon les règles du tajwid pendant la prière. Celui qui prie doit veiller à la bonne prononciation des lettres (makhraj), à la voyelle finale des mots (i‘rāb), à la lecture correcte du tashdid et du tanwin, à l’allongement des lettres (madd), à la prononciation des lettres qalqala, ainsi qu’aux règles d’idgham, iqlab et wasl. En effet, une erreur dans la récitation peut changer le sens du verset. Si le sens du verset est modifié, la prière peut être annulée.
Cependant, si l’erreur n’est pas grave et ne change pas le sens du verset de façon contraire à la religion ou à la charia, les savants hanafites considèrent que la prière reste valide (Fatawa Qazikhan, 1/87). Par exemple, dans la sourate « Al-Fatiha », si l’on lit « al-hamdu » par erreur comme « al-hamda » ou « al-hamadu », la prière n’est pas annulée car le sens ne change pas. De même, si l’on lit « na‘budu » comme « na‘badu » ou « na‘bidu », la prière reste valide. Mais si l’on déforme volontairement un verset, la prière est annulée et cela constitue un grand péché.
Si l’on remplace une lettre par une autre sans changer le sens, la prière n’est pas annulée. Par exemple, lire « innal muslimina » comme « innal muslimuna », en remplaçant la lettre « ya » par « waw ».
Si, dans le verset coranique « inna ash-shayṭāna yanza‘u baynahum », on lit « yanza‘u » comme « yanzā‘u » (en remplaçant la lettre ‘ayn par ghayn), la prière n’est pas annulée.
Dans ce verset, il est dit : « En vérité, le diable cherche toujours à semer la discorde entre eux » (Sourate Al-Isra, verset 53).
En remplaçant la lettre ‘ayn par ghayn, le sens devient « le diable veut séparer entre eux », ce qui n’est pas considéré comme une faute grave, car le sens reste correct.
Si, dans le Coran, au lieu de « al-qānitīna » (les hommes obéissants sans faille), on lit avec un « ṭā » emphatique « al-qānitīna » (les hommes désespérés), la prière est annulée (Sourate Al-Ahzab, verset 35).
Si l’on change les lettres de façon à altérer le sens, la prière peut aussi être annulée. Par exemple, lire « fasuhqun li-ashābi as-sa‘īr » (que les gens de l’Enfer soient éloignés de la miséricorde d’Allah) comme « fasuhqun li-ashābi ash-sha‘īr » (que les gens de l’orge soient éloignés de la miséricorde d’Allah), en remplaçant la lettre « sīn » par « shīn ».
Si, pendant la prière, dans le verset « farraṭa min qaswarah » (qui a fui devant un lion), on lit « qaswarah » (lion) comme « qawsarah » (un récipient en roseau), en changeant l’ordre des lettres, la prière est annulée (Sourate Al-Muddathir, verset 51). De telles erreurs peuvent arriver lors de la prière. Il est donc important de mémoriser correctement le Coran et de s’efforcer de le réciter sans faute pendant la prière. En cas d’erreur, il convient de consulter un imam compétent pour connaître la solution.
Hassan AMANKUL,
Journal « Munara », n°7, 2023
Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.