Selon la charia, il est interdit à une personne étrangère de regarder la partie intime d’autrui. À ce sujet, Allah le Très-Haut dit dans le Coran :
قُلْ لِلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ وَيَحْفَظُوا فُرُوجَهُمْ.
« (Ô Muhammad, paix sur lui) Dis aux croyants de baisser leurs regards (devant les femmes étrangères) et de préserver leur chasteté. » [1]
وَقُلْ لِلْمُؤْمِنَاتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَارِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ.
« Dis aussi aux croyantes de baisser leurs regards (devant les hommes étrangers) et de préserver leur chasteté. » [2]
Cependant, en cas de nécessité, il est permis au médecin d’examiner la partie malade du patient [3]. Cela se fonde sur les principes juridiques suivants : « Ce qui est interdit devient permis en cas de nécessité » et « La nécessité est évaluée à sa juste mesure » [4].
Le savant hanafite al-Mawsuli dit :
« Le médecin doit enseigner les méthodes de traitement aux femmes, car il est moins grave et moins source de tentation qu’une femme soigne une autre femme plutôt qu’un homme soigne une femme. Si cela n’est pas possible, il doit détourner son regard autant que possible. Même la sage-femme qui assiste une femme enceinte doit faire de son mieux pour détourner le regard. » [5]
C’est pourquoi une femme doit d’abord chercher une femme médecin musulmane et compétente. Si cela n’est pas possible, elle peut consulter une femme fiable et expérimentée d’une autre confession. Ce n’est qu’en l’absence de ces options qu’elle pourra consulter un homme médecin musulman de confiance, mais en présence de son mahram (parent proche) ou d’une personne de confiance.
Section charia et fatwa du Conseil des musulmans du Kazakhstan
[1] Sourate An-Nour, verset 30.
[2] Sourate An-Nour, verset 31.
[3] Al-Marghinani, « Al-Hidaya Sharh Bidayat al-Mubtadi bi Sharh Abdulhay al-Laknawi », 7/191.
[4] Ibn Nujaym, « Al-Ashbah wa an-Naza’ir », 73.
[5] Al-Mawsuli, « Al-Ikhtiyar li Ta’lil al-Mukhtar », 4/109.
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