Selon les écoles shafiite et hanbalite, il n'y a aucun inconvénient à ce qu'une femme dirige la prière pour d'autres femmes. Ceux qui soutiennent cet avis se basent sur le fait que le Prophète (s.a.s.) a permis à Umm Waraqa de diriger la prière pour les membres de sa maison (Abû Dâwûd, Salât, 62 [591] ; Ahmad b. Hanbal, el-Müsned, 6/405 [27324] ; Bayhaqî, es-Sünenü’l-kübrâ, 1/597 [1909]). Selon l'école hanafite, bien qu'il soit permis à une femme de diriger la prière pour d'autres femmes, cela est considéré comme réprouvé (makruh). (Mevsılî, el-İhtiyâr, 1/59)
Si une femme dirige la prière pour d'autres femmes, elle ne doit pas se placer devant le groupe, mais se tenir au même rang ou parmi les autres femmes. (Abdürrezzâq, el-Musannef, 3/140-141 [5080] ; Ibn Qudâma, el-Muġnî, 2/148 ; Ibn Âbidîn, Reddü’l-muhtâr, 1/565-566)
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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