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Une femme peut-elle prononcer le « talaq » dans le couple ?

Shejire Editorial

RéponseEditorialShejire Editorial

Dans la vie conjugale, le divorce (« talaq ») prononcé par la femme n’a pas de validité. En effet, en Islam, le droit de prononcer le talaq appartient à l’homme [1]. Allah dit dans le Coran :

يَٰٓأَيُّهَا ٱلنَّبِيُّ إِذَا طَلَّقۡتُمُ ٱلنِّسَآءَ فَطَلِّقُوهُنَّ لِعِدَّتِهِنَّ

« Ô Prophète ! Lorsque vous divorcez de vos femmes, divorcez-les pour le début de leur période d’attente » [2].

Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit : « Le droit de prononcer le divorce appartient à l’homme » [3]. Ces preuves juridiques montrent que le droit de prononcer le talaq revient à l’homme. Les autres ne peuvent pas le faire, sauf si l’homme délègue ce droit à un représentant ou à son épouse, ou s’il confie la décision à une tierce personne [4].

Cependant, une femme peut saisir le juge et obtenir la séparation pour les raisons suivantes :

  • Si son mari est impuissant ou incapable d’accomplir ses devoirs conjugaux ;

  • S’il souffre de troubles mentaux ou d’épilepsie ;

  • S’il est atteint de maladies graves comme la lèpre ou le SIDA, etc. ;

  • S’il ne subvient pas à ses besoins matériels ;

  • S’il abandonne le foyer conjugal ;

  • S’il fait preuve de violence envers elle, par exemple en la frappant au point de laisser des traces ;

  • Si le juge fait prononcer la malédiction mutuelle (li‘ân) entre les époux, c’est-à-dire si le mari accuse sa femme d’adultère ou nie la paternité d’un enfant et que l’affaire est portée devant le juge, celui-ci peut les faire se maudire mutuellement et prononcer la séparation [5].

Dans de telles situations, le juge intervient entre les époux et, après avoir examiné les preuves, rend une décision appropriée.

[1] Wahbah az-Zuhayli, « al-Fiqh al-islami wa adillatuhu », 7/349.

[2] Sourate at-Talaq, verset 1.

[3] Nayl al-Awtar, 6/138.

[4] Université al-Azhar, Faculté de la charia et du droit, « al-Ahwal ash-shakhsiyya fi ash-shari‘a al-islamiyya », 136-137. « al-Muhdhib », 2/81.

[5] Muhammad Abu Zahra, « al-Ahwal ash-shakhsiyya », 345-348. Ali Gomaa, « al-Kalim at-tayyib – fatawa ‘asriyya », 2/277.

Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par un éditeur.

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