Selon l’Islam, chaque individu est responsable de ses propres actes. Il n’est pas responsable des actes des autres. Dans le Coran, il est dit : « Aucun pécheur ne portera le fardeau d’un autre. Si quelqu’un, accablé par sa charge, appelle un proche à l’aide, rien de sa charge ne sera porté par un autre, même s’il s’agit d’un proche. » (Fâtır, 35/18). L’Islam enseigne que chaque être humain possède une volonté et une liberté de choix, et qu’il sera tenu responsable de ses actes. « Chacun est otage de ce qu’il a acquis. » (et-Tûr, 52/21) ; « Quiconque fait le bien fût-ce du poids d’un atome, le verra ; et quiconque fait le mal fût-ce du poids d’un atome, le verra. » (ez-Zilzâl, 99/7-8) ; « Il (Allah) n’est pas responsable de ce qu’Il fait, mais eux seront interrogés. » (el-Enbiyâ, 21/23) sont des versets qui en témoignent.
Un musulman qui n’accomplit pas ses actes d’adoration devra en rendre compte à Allah. Ce qui incombe aux autres musulmans, c’est de lui conseiller et de l’encourager. Il est essentiel que l’invitation au bien (amr bi’l-ma’rûf) commence par les proches, la famille. C’est ainsi qu’il a été ordonné au Prophète (s.a.s.). Lorsque notre Seigneur lui a ordonné de transmettre le message, Il a dit : « (Commence par) avertir tes plus proches parents. » (Shu‘arâ, 26/214). Dans un hadith, il est également précisé que chaque musulman est responsable de ceux qui sont sous sa responsabilité (Buhârî, Cum'a, 11 [893] ; Muslim, Imâre, 20 [1829]). Les époux ont des responsabilités l’un envers l’autre et envers leurs enfants, tant sur le plan matériel que spirituel. Cette responsabilité consiste à enseigner et à encourager l’accomplissement des devoirs religieux. En effet, Allah le Très-Haut s’adresse ainsi au Prophète Muhammad (s.a.s.) : « Ordonne la prière à ta famille et persévère toi-même dans son accomplissement. Nous ne te demandons pas de subsistance ; c’est Nous qui te nourrissons. La bonne fin appartient à la piété. » (Tâhâ, 20/132).
Une personne doit expliquer avec bienveillance à son conjoint qui ne prie pas les bienfaits matériels et spirituels de la prière, l’inviter à se repentir pour sa négligence passée et essayer de l’encourager à accomplir la prière. Malgré tous les conseils donnés avec douceur, la responsabilité du fait de ne pas prier incombe entièrement à celui ou celle qui ne prie pas.
Source: T.C. Diyanet İşleri Başkanlığı, Din İşleri Yüksek Kurulu
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